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Jean-Luc Beaubelique : « La victoire donne des ailes ! »

14 juillet 2012 0 commentaire Facebook Twitter Flux RSS

Après un premier succès au Val de Vienne,  Jean-Luc Beaubelique et Ludovic Badey ont parfaitement entamé leur week-end en terre nivernaise, pointant aux avant-postes à la fois durant les essais libres puis à l’issue des qualifications. Avant la première course à Magny-Cours, Jean-Luc Beaubelique évoque le début de saison et ses objectifs pour la suite du Championnat de France GT FFSA.

Jean-Luc, après ta première victoire au Val de Vienne, comment abordes-tu ce meeting de Magny-Cours ?
« Ah ça, la victoire donne des ailes ! Nous avons un peu repris confiance en nous. Depuis le début de saison, les résultats ne nous étaient pas très favorables… L’équipe a beaucoup travaillé pour essayer de progresser. Jusqu’à présent, nous avions obtenu de bons résultats à l’international, mais en France nous n’avions pas réussi à concrétiser. »

Hier, tu as réalisé avec Ludovic Badey le meilleur temps aux essais libres ; aujourd’hui tu termines 4e des qualifications et ton coéquipier est 2e. Quel sont les objectifs pour ce week-end ?
« Le week-end s’annonce plutôt sous de bons augures. Pour la course de ce soir, étant donné qu’on a gagné la dernière épreuve au Val de Vienne, nous avons un handicap-temps de 15secondes. De fait, notre objectif est de faire un top 5 : dans ce cas, nous n’aurions pas de pénalité pour la course de demain et nous pourrions envisager un podium, pourquoi pas la victoire. Après, il y a toujours les faits de course… »

Avec Ludovic, tu pointes au 5ème au classement général, pour votre 2e année en GT Tour. Ludovic nous a expliqué lors d’une précédente interview que votre objectif était le podium final. Compte tenu du début de saison, l’ambition est-elle toujours identique ?
« Nous sommes à quelques points de la 2e  place, donc tout est encore faisable. Nous n’avons pas pris de point lors de la première course du Val de Vienne et, finalement, ces 5 ou 6 points que nous aurions pu prendre font que nous pourrions être sur le podium au classement général du Championnat de  France GT. »

Quelle est la stratégie mise en place pour atteindre l’objectif fixé ?
« La stratégie, dans ce championnat, c’est qu’il ne faut laisser passer aucun point. Il faut tenter d’obtenir le meilleur résultat à chaque course, pour pouvoir engranger un maximum de points. Je pense que ceux qui gagneront le titre seront  forcément les plus réguliers. La preuve, l’équipage qui est en tête aujourd’hui n’a pas encore gagné de course. Donc cela veut bien dire que, si on est régulier et que l’on prend des points, on peut se distinguer.  Soit on joue le « one-shot » pour tenter des victoires, soit on joue le championnat. C’est un peu notre optique, donc nous voulons répondre présents à toute les courses et préserver la voiture. »

Quels sont vos points forts avec Ludovic et quels sont les points potentiels d’amélioration ?
« Personnellement, cela fait dix ans que je roule dans cette écurie. Cela fait également quatre ou cinq saisons que Ludovic roule au sein du team Sofrev-ASP. C’est la 2e année que nous roulons ensemble avec Ludo, nous sommes toujours sur la même voiture et nous faisons deux championnats avec cette même auto… Au niveau des ingénieurs, des techniciens, du team manager, nous sommes très rodés et je pense que c’est un point fort. En ce qui concerne les faiblesses, j’ai des occupations professionnelles qui font que je n’ai pas toujours l’esprit complètement dédié à  la compétition. Mais j’ai la chance d’avoir certainement un des meilleurs pilotes A du plateau à mes côtés. Il l’a souvent prouvé dans d’autres championnats où il était en concurrence avec 20 ou 30 pilotes de sa catégorie et où il trustait toujours les premières places.
« Je pense toutefois que l’on peut encore améliorer tous les petits détails qui font qu’on obtient une victoire comme celle du Val de Vienne. Nous n’avons commis aucune faute, que ce soit au niveau du pilotage, du changement de pilote… Aucune erreur, c’était vraiment parfait. Donc oui, il faut encore améliorer les petits détails, il faut toujours travailler, pour être vraiment au top sur le plan opérationnel. »

La saison passée, seules deux voitures étaient engagées par le Team Sofrev-ASP. Qu’est ce que la présence d’une troisième Ferrari a changé, notamment l’arrivée du tandem Panis/Debard ?
« L’intégration d’Eric et Olivier s’est très bien passé. Je connais Eric Debard – nous avions fait un championnat ensemble il y a quelques années – et j’ai rencontré Olivier Panis, qui est un mec super. Dans notre équipe, nous avons trois pilotes A qui sont tous très performants : Olivier Panis, Morgan Moulin-Traffort et Ludovic Badey. Cela nous permet de travailler dans des directions différentes et forcément de positionner le team aux avant-postes.  Nous sommes d’autant plus satisfaits lorsque, aussi bien Ludovic que moi, nous arrivons à placer la n°20 devant tout le monde durant les qualifications. Cela nous fait plaisir. L’essentiel reste, cependant, qu’il y a une très belle entente entre les trois équipages et que cela nous permet de toujours donner le meilleur. »

Nous sommes sur un circuit parmi les plus réputés en France. Comment le trouves-tu ?
« C’est un circuit que l’on adore avec  Ludo. Et nous y avons toujours réalisé de belles perfs. C’est un circuit technique, avec quelques pièges mais, d’un autre côté, cela fait un moment que nous roulons ici. Il s’agit d’un ancien circuit de F1, donc il y a un côté mythique. Nous aimons bien être là et, au niveau des infrastructures, c’est vraiment très sympa. »

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